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<journal-title>Revue internationale du Travail</journal-title>
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<publisher-name>Open Library of Humanities</publisher-name>
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<article-title>Livres</article-title>
<subtitle>Agile against Lean: An Inquiry into the Production System of Hyundai Motor, de Hyung Je Jo, Jun Ho Jeong et Chulsik Kim. Singapore, Palgrave Macmillan, 2023, xii + 267 pp. ISBN 9789819920419 (broch&#233;); ISBN 9789819920426 (e-book).</subtitle>
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<surname>J&#252;rgens</surname>
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<aff id="aff-1"><label>1</label>WZB Berlin Social Science Center (en retraite)</aff>
<pub-date publication-format="electronic" date-type="pub" iso-8601-date="2025-10-22">
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<copyright-statement>&#x00A9; Auteur(s), 2025. Compilation et traduction des articles. &#x00A9; Organisation internationale du Travail, 2025</copyright-statement>
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<license license-type="open-access" xlink:href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">
<license-p>Cet article est en libre acc&#232;s, distribu&#233; selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0), qui permet une utilisation, distribution et reproduction sans restriction sur tout support, &#224; condition que l&#8217;auteur original et la source soient cr&#233;dit&#233;s. Voir <uri xlink:href="https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/</uri>. Les articles de la <italic>Revue</italic> sont index&#233;s dans <uri xlink:href="https://labordoc.ilo.org/discovery/search?vid=41ILO_INST:41ILO_V2&amp;lang=fr">Labordoc</uri>, la base de donn&#233;es bibliographique du Bureau international du Travail. Pour un compl&#233;ment d&#8217;information sur l&#8217;OIT et ses publications, veuillez consulter le site de l&#8217;Organisation, &#224; l&#8217;adresse <uri xlink:href="https://www.ilo.org">www.ilo.org</uri>.</license-p>
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<p>Cette note de lecture est &#233;galement disponible en anglais (<italic>International Labour Review</italic>, vol. 164, n<sup>o</sup> 3) et en espagnol (<italic>Revista Internacional del Trabajo</italic>, vol. 144, n<sup>o</sup> 3). Traduit par Alexia Auzi&#232;re.</p>
<p>Entre 2000 et 2020, Hyundai Motor (HM)<xref ref-type="fn" rid="n1">1</xref> s&#8217;est impos&#233;e comme l&#8217;&#233;toile montante de l&#8217;industrie automobile. L&#8217;entreprise a alors connu une croissance rapide, jusqu&#8217;&#224; devenir le troisi&#232;me fabricant automobile mondial, derri&#232;re Toyota et Volkswagen.</p>
<p>Quelles ont &#233;t&#233; les clefs de ce succ&#232;s? C&#8217;est &#224; cette question que Hyung Je Jo, Jun Ho Jeong et Chulsik Kim tentent de r&#233;pondre dans <italic>Agile against Lean</italic>. Le titre renvoie au d&#233;bat autour des syst&#232;mes de production soulev&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1990 par James Womack et ses coll&#232;gues. Ces derniers consid&#233;raient le syst&#232;me de production &#224; flux tendus <italic>(lean production)</italic>, dont le syst&#232;me de production Toyota (Toyota Production System &#8211; TPS) est l&#8217;arch&#233;type, comme la solution de l&#8217;avenir<xref ref-type="fn" rid="n2">2</xref>. Or, cette th&#232;se a &#233;t&#233; battue en br&#232;che non seulement par la r&#233;flexion d&#8217;autres chercheurs, mais aussi par la pratique d&#8217;acteurs du secteur. Ainsi, aux &#201;tats-Unis, expliquent Hyung Je Jo, Jun Ho Jeong et Chulsik Kim, un consortium dirig&#233; par l&#8217;industrie a d&#233;velopp&#233; un autre mod&#232;le centr&#233; sur la production agile <italic>(agile production)</italic> qui, s&#8217;appuyant sur les forces de l&#8217;&#233;conomie am&#233;ricaine, devait &#234;tre mieux &#224; m&#234;me de r&#233;pondre aux d&#233;fis qui allaient se poser au secteur. Ce mod&#232;le se caract&#233;risait par des accords de coop&#233;ration flexibles au sein des entreprises et entre elles, par des structures d&#8217;autorit&#233; diffuses et par une main-d&#8217;&#339;uvre qualifi&#233;e dont la flexibilit&#233; de d&#233;ploiement permettait une grande r&#233;activit&#233; face &#224; l&#8217;&#233;volution des conditions externes.</p>
<p>&#192; l&#8217;instar de l&#8217;immense majorit&#233; des fabricants automobiles occidentaux, HM a introduit des concepts de production &#224; flux tendus dans son syst&#232;me au cours des ann&#233;es 1990 mais, apr&#232;s la crise &#233;conomique asiatique, l&#8217;entreprise a pris des mesures qui, du point de vue de Jo, Jeong et Kim, ont abouti &#224; un syst&#232;me de production agile d&#8217;un nouveau genre. Ce syst&#232;me, que les auteurs consid&#232;rent comme le moteur du succ&#232;s de l&#8217;entreprise, se distingue par une association contradictoire d&#8217;autoritarisme et d&#8217;exp&#233;rimentation, ce qui le diff&#233;rencie radicalement du syst&#232;me agile am&#233;ricain.</p>
<p>Commen&#231;ons par l&#8217;autoritarisme de HM. Cet &#233;l&#233;ment s&#8217;enracine dans le syst&#232;me des chaebols, ces consortiums typiques de la R&#233;publique de Cor&#233;e et tenus par des familles dynastiques. Les dirigeants de chaebols disposent g&#233;n&#233;ralement d&#8217;un pouvoir discr&#233;tionnaire important, qui leur permet de mobiliser des ressources et de reconfigurer rapidement les structures organisationnelles, sans avoir &#224; n&#233;gocier de compromis avec d&#8217;autres parties prenantes. Le syst&#232;me a &#233;t&#233; durement touch&#233; par les crises &#233;conomiques asiatiques, mais les chaebols qui ont r&#233;sist&#233;, comme c&#8217;est le cas de HM, ont connu un courant de r&#233;forme et de modernisation dont ils sont sortis r&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s. Analysant le syst&#232;me de production de HM, les auteurs insistent sur les deux axes du changement: les relations avec les fournisseurs et le r&#244;le des travailleurs.</p>
<p>La modularisation a jou&#233; un r&#244;le important dans le premier axe. Elle a servi de point de d&#233;part pour restructurer les relations avec les fournisseurs, en consolidant la position dominante du dirigeant de chaebol. En effet, HM s&#8217;est dot&#233;e d&#8217;une nouvelle filiale, Hyundai Mobis, destin&#233;e &#224; fournir des modules et &#224; coordonner les fournisseurs internes et externes aux plus bas &#233;chelons de la cha&#238;ne de valeur. Parall&#232;lement, elle a hi&#233;rarchis&#233; sa structure d&#8217;approvisionnement sur le mod&#232;le des keiretsu japonais. Ces mesures, bien que renfor&#231;ant le caract&#232;re autoritaire de la structure d&#233;cisionnelle, ont aussi donn&#233; naissance &#224; un &#233;cosyst&#232;me entrepreneurial et de &#171;comp&#233;tences pragmatiques au service d&#8217;une coop&#233;ration interentreprises horizontale&#187; (p. 45). C&#8217;est ce qui a permis l&#8217;&#233;mergence de l&#8217;exp&#233;rimentation, le second &#233;l&#233;ment fondamental du syst&#232;me HM (voir ci-dessous).</p>
<p>Dans les relations de travail, cependant, le pouvoir discr&#233;tionnaire des dirigeants de chaebol semble assez limit&#233;. Apr&#232;s le mouvement de d&#233;mocratisation de 1987, les ouvriers ont obtenu le droit de se syndiquer et, depuis, les syndicats ont bloqu&#233; nombre de d&#233;cisions concernant le travail dans les ateliers. &#192; l&#8217;origine, l&#8217;entreprise cherchait &#224; instaurer des relations sur le mode japonais, avec un syst&#232;me de d&#233;veloppement des comp&#233;tences et une participation active des ouvriers dans les ateliers. Mais, compte tenu de l&#8217;hostilit&#233; et de la conflictualit&#233; des relations en question, elle a finalement renonc&#233; au mod&#232;le du TPS (p. 36).</p>
<p>En cons&#233;quence, montrent les auteurs, l&#8217;entreprise a mis au point un syst&#232;me de production qui fonctionne sans implication ni coop&#233;ration des ouvriers. Elle a donc <italic>retir&#233; aux ouvriers la responsabilit&#233; de la qualit&#233;</italic>, a <italic>cess&#233; de les associer</italic> aux activit&#233;s d&#8217;am&#233;lioration continue, a simplifi&#233; leurs t&#226;ches et suspendu les programmes de formation propos&#233;s jusqu&#8217;alors. Dans ce syst&#232;me, les travailleurs se bornent &#224; ex&#233;cuter les instructions qu&#8217;on leur donne. Jo, Jeong et Kim consid&#232;rent donc que l&#8217;autoritarisme du syst&#232;me HM ne s&#8217;explique pas par le style de direction, mais par le mode de gestion des relations entre employeur et salari&#233;s, ainsi que par la division tayloriste du travail.</p>
<p>L&#8217;ouvrage ne traite pas les raisons qui ont incit&#233; les ouvriers &#224; accepter une telle place, sans chercher &#224; obtenir un poste plus &#233;panouissant ou des occasions de mont&#233;e en comp&#233;tences ou de perfectionnement individuel. D&#8217;apr&#232;s les auteurs, les ouvriers ordinaires, prot&#233;g&#233;s par leur syndicat, sont raisonnablement satisfaits de la situation, parce qu&#8217;elle leur garantit la s&#233;curit&#233; de l&#8217;emploi, et parce que leur travail a &#233;t&#233; simplifi&#233; par l&#8217;automatisation, et les t&#226;ches ingrates attribu&#233;es aux travailleurs occasionnels ou atypiques, qui ne b&#233;n&#233;ficient pas des m&#234;mes conditions d&#8217;emploi. De m&#234;me, les auteurs ne s&#8217;&#233;tendent gu&#232;re sur les positions de l&#8217;organisation syndicale. Ils semblent sugg&#233;rer qu&#8217;elle se satisfait de la &#171;coexistence hostile&#187; (p. 107) qui caract&#233;rise la situation et lui permet d&#8217;avoir le contr&#244;le sur les ateliers. Leur propos aurait pourtant gagn&#233; &#224; d&#233;velopper la r&#233;flexion sur ces points.</p>
<p>Le grand m&#233;rite d&#8217;<italic>Agile against Lean</italic> est d&#8217;analyser la logique interne du syst&#232;me. Deux facteurs y jouent un r&#244;le essentiel. Premi&#232;rement, le travail a &#233;t&#233; remplac&#233; par la technologie, l&#8217;automatisation &#233;tant pouss&#233;e &#224; son plus haut degr&#233;; deuxi&#232;mement, les t&#226;ches comme le suivi et la maintenance des &#233;quipements, l&#8217;assurance qualit&#233; et l&#8217;am&#233;lioration des processus ont &#233;t&#233; confi&#233;es &#224; des travailleurs d&#233;tenteurs d&#8217;un dipl&#244;me de l&#8217;enseignement sup&#233;rieur, en l&#8217;occurrence des ing&#233;nieurs &#8211; les auteurs parlent ainsi d&#8217;une &#171;solution technocratique centr&#233;e sur l&#8217;automatisation qui exclut le travail d&#8217;atelier&#187; (p. 45).</p>
<p>Les r&#233;formes de l&#8217;&#233;ducation et du march&#233; du travail mises en place par les gouvernements pr&#233;c&#233;dents ont largement favoris&#233; ce remplacement des ouvriers par les ing&#233;nieurs. &#192; l&#8217;&#233;poque, investir dans une formation solide des ing&#233;nieurs et des scientifiques semblait une bonne strat&#233;gie pour rattraper le retard de d&#233;veloppement du pays. Aujourd&#8217;hui, la R&#233;publique de Cor&#233;e a l&#8217;un des taux de jeunes dipl&#244;m&#233;s de l&#8217;enseignement sup&#233;rieur les plus &#233;lev&#233;s du monde, en particulier dans le domaine des sciences, des technologies, de l&#8217;ing&#233;nierie et des math&#233;matiques (STIM). Il se trouve que ces jeunes dipl&#244;m&#233;s sont essentiellement embauch&#233;s par les grandes entreprises, au d&#233;triment des ouvriers qualifi&#233;s et, chez HM, le r&#233;gime de travail s&#8217;av&#232;re compl&#232;tement diff&#233;rent selon qu&#8217;il s&#8217;applique aux ing&#233;nieurs ou aux ouvriers.</p>
<p>Une autre mesure importante a &#233;t&#233; l&#8217;instauration d&#8217;un centre pilote, qui a renforc&#233; cette fois le second &#233;l&#233;ment caract&#233;risant le mod&#232;le de production de Hyundai, l&#8217;exp&#233;rimentation. Construit au d&#233;but des ann&#233;es 2000, et con&#231;u comme un lien structurel entre les activit&#233;s de recherche et d&#233;veloppement de HM Group et leurs sites de production partout sur la plan&#232;te, ce centre est devenu le pivot du syst&#232;me productif de HM et de son &#233;volution. En optimisant les processus de production, et en supprimant les obstacles &#224; la production de masse, le centre pilote &#171;compense le manque de capacit&#233;s de r&#233;solution de probl&#232;me au niveau de l&#8217;atelier&#187; (p. 135). L&#8217;ouvrage le pr&#233;sente comme un lieu de coop&#233;ration horizontale, un &#171;point de rassemblement [&#8230;] o&#249; discuter, dans un processus d&#233;lib&#233;ratif, du d&#233;veloppement et de la production de masse de nouvelles automobiles&#187; (p. 102).</p>
<p>Les ing&#233;nieurs jouissent d&#8217;une relative autonomie dans leur travail. Ils sont encourag&#233;s &#224; innover et &#224; tester de nouvelles solutions. Ils travaillent au sein d&#8217;&#233;quipes multifonctionnelles et coop&#232;rent avec des ing&#233;nieurs d&#8217;autres unit&#233;s et des entreprises appartenant ou non &#224; HM, sans distinction hi&#233;rarchique. Le tableau que brossent les auteurs est cependant assez id&#233;alis&#233;: ils vont jusqu&#8217;&#224; qualifier les conditions de travail des ing&#233;nieurs de &#171;d&#233;mocratiques&#187; (p. 51).</p>
<p>Soyons clairs: un syst&#232;me productif g&#233;r&#233; de mani&#232;re autocratique et descendante, sur la base d&#8217;une division tayloriste du travail, un syst&#232;me o&#249; les ouvriers sont exclus des activit&#233;s d&#8217;am&#233;lioration continue, et de facto limit&#233;s dans le d&#233;veloppement de leurs comp&#233;tences, un tel syst&#232;me est en contradiction pure et simple avec les principes fondamentaux de la production &#224; flux tendus et du travail dans de bonnes conditions. Il n&#8217;en reste pas moins tr&#232;s efficace.</p>
<p>Jo, Jeong et Kim ne vont pas jusqu&#8217;&#224; affirmer que le syst&#232;me de production de HM est la solution de l&#8217;avenir. Compte tenu des d&#233;fis qui se posent &#224; HM depuis que l&#8217;arriv&#233;e des v&#233;hicules &#233;lectriques et de nouveaux mod&#232;les d&#8217;entreprises bouleversent le secteur automobile, c&#8217;est plut&#244;t Tesla qui, selon eux, doit servir d&#8217;exemple. Mais, en m&#234;me temps, ils soulignent les ressemblances entre le syst&#232;me productif de Tesla et celui de HM en ce qui concerne les &#171;solutions technocratiques guid&#233;es par les ing&#233;nieurs&#187; et le r&#244;le du PDG (p. 49). On trouve des approches similaires chez les fabricants de v&#233;hicules &#233;lectriques chinois. Ainsi, des entreprises comme BYD semblent partager de nombreuses caract&#233;ristiques avec HM. C&#8217;est manifestement un nouveau genre de syst&#232;mes productifs qui est en train d&#8217;appara&#238;tre, dot&#233;s de structures &#224; la fois tayloristes et autoritaires.</p>
<p><italic>Agile against Lean</italic> saura, on l&#8217;esp&#232;re, ranimer le d&#233;bat sur les syst&#232;mes de production. C&#8217;est un ouvrage tr&#232;s utile pour mieux comprendre les transformations &#224; l&#8217;&#339;uvre dans le secteur automobile et &#233;tendre le champ de la recherche, m&#234;me si ses conclusions quant &#224; la place des travailleurs sont pr&#233;occupantes. On en recommande donc chaudement la lecture &#8211; aux chercheurs qui s&#8217;int&#233;ressent au secteur automobile et aux experts des pays &#233;voqu&#233;s, bien s&#251;r, mais aussi &#224; un public plus large.</p>
<p><styled-content style="text-align: right; display: block"><italic>Ulrich J&#252;rgens</italic></styled-content></p>
<p><styled-content style="text-align: right; display: block"><italic>WZB Berlin Social Science Center (en retraite)</italic></styled-content></p>
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<fn id="n1"><p>HM &#8211; Hyundai Motor Group de son nom officiel &#8211; a &#233;t&#233; form&#233; apr&#232;s le rachat de Kia.</p></fn>
<fn id="n2"><p>James P. Womack, Daniel T. Jones et Daniel Roos, <italic>The Machine that Changed the World</italic>, New York, Rawson, 1990.</p></fn>
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